Sofia Goubaïdoulina, un parcours remarquable marqué par la spiritualité

   « Toute activité artistique est une manifestation de la vie mystérieuse de l’âme dans notre vie quotidienne » Goubaïdoulina.

Initiée à Malher, Schoenberg et Stravinsky, alors que ce qui venait de l’Occident était censuré dans son pays (l’URSS), la Tatare Goubaïdoulina devra composer et jouer dans la clandestinité puisque ses oeuvres seront interdites d’exécution publique, selon la brève biographie publiée sur le site Ircam du Centre George Pompidou, où l’on apprend aussi que son nom a été inscrit sur une liste noire de l’Union des compositeurs en 1979. Elle devra attendre jusqu’en 1986 pour être officiellement autorisée à la création de ses oeuvres hors l’URSS. Depuis 1991, elle vit en Allemagne. Toute sa démarche artistique est profondément imprégnée de spiritualité. Moi qui suis athée, sa musique me rejoint profondément. Peut-être est-ce parce que je suis une grande solitaire. « Rien n’est plus important pour moi que la solitude », a-t-elle un jour déclaré. Goubaïdoulina est une des plus importantes compositrices (compositeurs inclus) de la seconde moitié du 20e siècle. Rien de moins.


Pour aller plus loin

Composer Sofia Gubaidulina. A Conversation with Bruce Duffie (1997).
Sofia Gubaidulina. Laureate of the Polar Music Prize 2002.
Portrait de Sofia Gubaïdulina au coeur de la Russie et les coulisses du festival Musica (sept. 2013).
Sofia Gubaidulina: unchained melodies (The Guardian. 31 oct. 2013).
Sofia Gubaidulina: I Care About Universal Human Values, not Eastern or Western Values (une entrevue datée du 23 décembre 2017).
Discographie de Sofia Gubaidulina sur Discogs.