Tania León: la fierté de son héritage métisse

“I am who I am, thanks to my mestizo heritage and my ancestors from China, Nigeria, France, and Spain. I’m a citizen of the world with a global consciousness, and I do not like to be categorised by race, gender, or nationality. My music is my contribution to mankind. This is my heritage and I’m proud of it.”

Tania León est une autre de ces (trop) nombreuses compositrices dont la musique gagnerait à être davantage diffusée sur nos ondes et joué dans nos salles de concert. Née à Cuba, elle a obtenu un baccalauréat en piano et en théorie musicale du Conservatoire Carlos Alfredo Peyrellade, et une maitrise en éducation musicale du Conservatoire national de Cuba. Elle a aussi obtenu un baccalauréat en administration des affaires à l’Université de La Havane. Ces diplôme en poche, elle va fréquenter l’université de New York où elle s’inscrira au baccalauréat, puis à la maitrise en Composition.

Quand on sait que la mère de sa mère était esclave, et que sa maman travaillait dans des champs de canne à sucre, peu importe ce qu’on peut penser du régime castriste, on mesure le chemin parcouru par ce pays en si peu d’années. C’est sa grand-mère qui l’a inscrite à un cours de piano dès son jeune âge.

Voici ce qu’elle disait il y a quelques années à propos de son arrivée aux États-Unis:

I came to the United States in my early 20s. I had graduated at 17 from conservatory in Cuba. I didn’t know much about Cuban music then. I was a nerd studying classical piano. Composing came later: that was the effect of America on me. After I arrived in 1967, Ursula Mamlock heard me and sent me to play on WNYC, all standard repertory. Then Arthur Mitchell asked me to play for his dance project, which later grew into the Dance Theater of Harlem. Then I began to compose.

À la fin des années 1960, donc, elle est parmi les membres fondateurs du Arthur Mitchell’s Dance Theater de Harlem, dont elle sera directrice musicale. Elle va y établir un département de musique (en 1970), puis un orchestre (en 1975). Elle va aussi agir à titre de chef d’orchestre, dirigeant notamment le Julliard Orchestra en Italie en 1971, mais aussi plusieurs autres orchestres.

Comme compositrice, elle puise à de multiples influences: latino, asiatique, afro américaine, en passant par le jazz et même la musique populaire, sans oublier bien sûr la musique classique occidentale, plus particulièrement les impressionnistes et post impressionnistes. Elle a un répertoire varié que vous pouvez consulter sur son site.

Tania León dans Spotify

Pour aller plus loin

Brooklin College. Tania Léon
Coming to American (Composers Orchestra)—As a Composer
Tania León ‘Batá’: Exploring African Traditions
Tania Leon describes Leonard Bernstein’s ‘Maria’ (audio)
Tania León: Diversity in Composing and Life

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